La pénurie tchadienne se répercute sur l’Extrême-Nord
Le Tchad traverse une pénurie de carburant sévère. Sa production raffinée a reculé de 13,3 % au premier trimestre 2026, et les prix se sont envolés : l’essence est passée de 700 à 1 500 FCFA le litre, le gasoil de 800 à 1 500 FCFA ou davantage.
Le Cameroun absorbe le choc. En juillet 2026, il a fourni plus de 60 % des besoins de N’Djamena, soit 13 millions de litres d’essence et de gasoil.
Sur le terrain, Kousseri est en première ligne : les consommateurs tchadiens traversent la frontière pour s’approvisionner, et la pression se transmet aux prix locaux de l’Extrême-Nord.
Ce que cela signifie : le Septentrion n’est pas un marché isolé. C’est un corridor, et sa demande dépend d’événements qui se produisent au-delà de la frontière. Toute organisation d’approvisionnement dans la région doit en tenir compte.
Source : News du Cameroun, 25 août 2026.
